Une jeune femme s'introduisit dans l'immense immeuble après avoir composé de mémoire le code d'accès. Elle franchit les grandes portes en verre telle une ombre et monta les escaliers quatre à quatre. Elle préférait les escaliers aux ascenseurs premièrement parce qu'elle était claustrophobe mais aussi parce qu'elle avait besoin de réfléchir. Arrivée au troisième étage, elle toqua énergiquement mais néanmoins timidement à la porte du numéro 324. La porte s'ouvrit presque aussitôt.
- Enya ?! Qu'est-ce que tu fais là ?
- Je peux entrer ?
Zac remarqua la gène de la jeune femme et s'effaça dans l'appartement pour lui permettre d'entrer. Elle se rendit immédiatement au salon et s'assit machinalement dans le canapé. L'appartement lui rappelait des tonnes de souvenirs mais elle remarqua que quelques objets manquaient.
- Pourquoi t'es venue ?
- Je crois qu'il faut qu'on parle Zac.
- Je te rappelle que c'est toi qui ne voulais pas m'écouter !
- Ne commence pas à t'énerver ! Je ne suis pas là pour qu'on s'engueule !!
- Très bien, je t'écoute.
Zac s'affala dans le canapé en face d'elle et croisa les bras. Enya était restée bouche bée. A vrai dire, elle avait prévu quelques trucs à lui dire mais les mots ne sortaient pas.
- Tu m'aimes encore ?
Quel manque de tact ! Elle qui avait décidé d'éviter le sujet venait de mettre les deux pieds dans le plat. Pourquoi avait-elle posé cette question stupide ? Zac n'y répondrait certainement pas. Il était bien trop sûr de lui et fier pour répondre à ce genre de questions qu'il considérait comme totalement absurde.
- Oui.
Enya releva la tête et fixa Zac. Ses joues s'étaient empourprées et il regardait le sol qui avait soudain prit un intérêt flagrant. Enya ne savait quoi répondre. Elle n'avait là non plus aucune réponse toute prête et elle se demanda soudain ce qu'elle faisait là, assise dans ce canapé, en face de l'homme avec qui elle avait partagé presque un an de sa vie, un homme qui lui avait redonné de la confiance en elle, un homme qui l'aimait et qui aurait tout fait pour la récupérer et se faire pardonner ses erreurs passées.
Enya se leva et sortit sur le balcon. Là, elle sortit une cigarette de sa poche et l'alluma avant de la porter à sa bouche. Elle ressentit ensuite un tourbillon de sensations parmi lesquelles des lèvres se poser sur son cou, des frissons, des mains le long de son corps, des baisers passionnés. Lorsqu'elle se réveilla le lendemain matin, elle était dans les bras de Zac, nue. Elle s'habilla en vitesse et sortit de l'appartement sans un bruit, sans une explication.
Elle ne voulait pas affronter son regard. Pas après ça.
