- Tu sortais ?
- Zac ?! Que fais-tu là ?
- Eh bien tu vois, j'ai mit ma fierté de coté et je venais pour essayer de récupérer celle qui avait failli être ma femme mais apparemment tu es déjà passée à autre chose...
- Zac, je sortais juste avec un ami.
- Oui, d'ailleurs c'est pour ça que tu portes une robe de cocktail et ton collier porte-bonheur.
- Oh Zac, je t'en prie ne me fait pas de scène maintenant. Tu sais très bien pourquoi on en est là !
Enya le poussa légèrement et s'engouffra dans l'ascenseur. Zac resta planté là, au milieu du couloir. Il posa un avant-bras sur le mur en face de li et sa tête en dessous. Il venait de se prendre une claque monumentale à travers les paroles d'Enya. Ça lui apprendrait à vouloir jouer les romantiques. Il sortit quelques minutes plus tard de l'hôtel. Ses larmes se mêlèrent à la pluie.
Jamais il n'avait pleuré pour une femme. Et il s'était promit de ne jamais le faire. Il venait de rompre son serment mais cela n'en valait-il pas la peine ? Elle avait été un rayon de soleil dans sa vie de jeune homme coureur de jupons, Elle avait réussi à le faire changer à son insu, Elle lui avait fait passer la meilleure année de sa vie, Elle avait fait de lui un autre, quelqu'un de meilleur, de plus respectueux, de plus responsable aussi.
Zac se rendit alors compte qu'il pleuvait. Il était trempé jusqu'aux os et il grelottait. Il fit quelques pas puis entra dans un bar. Là, il s'assit au comptoir et commanda un whisky. Il but son verre d'un trait et en commanda un autre. Il passa le reste de la soirée à boire encore et encore. Il passa sa nuit dans le bar.
Enya, après être descendue de l'ascenseur, essuya d'un revers de bras quelques larmes qui perlaient au bord de ses yeux. Lorsque Kenta se présenta à la réception de l'hôtel, il la vit immédiatement. Il la complimenta sur sa tenue et lui proposa de prendre un taxi pour aller au restaurant. Il avait vu qu'elle avait pleuré mais il ne lui posa pas de questions. Si elle voulait lui en parler, elle devait le faire d'elle même.
Ils dînèrent dans un des plus grands restaurants de la ville et passèrent un excellent moment. Kenta avait même réussi à faire rire Enya ce qui lui fit le plus grand bien. A la fin du repas, Kenta invita Enya à boire un dernier verre chez lui. Elle accepta. Ils se rendirent donc main dans la main à l'appartement de Kenta qui se trouvait à quelques rues de là.
Kenta ouvrit la porte de son appartement et invita Enya à entrer. Celle-ci paraissait étonnée par la grandeur de l'endroit. Elle se surprit à penser que l'appartement était décoré avec goût.
- Je te sers quoi ?
- Si tu me faisais visiter d'abord ?
- Ok, suis-moi !
Il la prit machinalement par la main et lui présenta chacune des pièces.
- Voilà le salon, la cuisine et par ici il y a la salle de bain et ...
- ... la chambre.
Kenta plongea son regard dans celui d'Enya et celle-ci rougit. Elle baissa la tête et regarda ses pieds. D'un geste doux, Kenta lui releva le menton et replongea ses yeux dans les siens. Leurs lèvres s'effleurèrent puis se séparèrent. Kenta semblait attendre un signe d'approbation dans les yeux de la jeune femme. Alors, Enya s'approcha de nouveau et l'embrassa, baiser auquel Kenta répondit fougueusement. Il attendait ça depuis si longtemps.
Il se fit alors plus entreprenant et fit glisser la fermeture éclair de la robe de la jeune femme jusque dans ses reins tout en continuant à l'embrasser dans le cou, sur le visage, sur l'épaule. Lentement, il fit glisser les bretelles de sa robe qui se retrouva par terre.
Elle fit glisser sa veste le long des bras musclés du jeune homme puis elle ouvrit sa chemise et fit sauter tous les boutons en tirant un peu dessus. Elle parcourut le torse presque imberbe du jeune homme de ses mains, provocant ainsi des frissons chez jeune homme. Elle descendit ensuite jusqu'à sa ceinture qu'elle ouvrit puis elle réussit à faire tomber son pantalon.
Ce qu'ils firent après ne regarde qu'eux après tout.
Sur la terrasse, une ombre. Enroulée dans une couverture, une cigarette à la main et un verre à moitié rempli posé sur le rebord de la terrasse, les cheveux défaits flottants légèrement dans le vent doux qui suit la pluie. Appuyée à la rambarde, elle réfléchit. Soudain, deux mains se posent sur ses épaules et une bouche dans son cou. Elle se retourne, sourit et embrasse le jeune homme.
Tous les deux, ils s'assoient sur un transat dans les bras l'un de l'autre et ils s'endorment, un sourire sur les lèvres. Est-ce ça le bonheur ?